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Synthèses des sessions

Session 4 : Génie humain

Face à la complexité et au caractère systémique de la redirection écologique, la Session 4 a fait une large place au développement des échanges et de la coopération entre participants, mais a également permis aux participants de se saisir de nouveaux leviers de transformation pour avancer sur le chemin de la construction de leurs feuilles de route.
Photos par Laura Aronica, Rayons

La CEC en route vers le maintien du vivant par le génie humain

La Session 4 a permis aux participants de continuer à avancer ensemble et d’enrichir encore la panoplie des inspirations, méthodes et outils à leur disposition pour atteindre les objectifs du parcours de la CEC :

  • renforcer sa transition intérieure vers un autre modèle de société,
  • repenser son business model, avec les autres, dans une perspective territoriale, et écrire une feuille de route,
  • capitaliser ces transformations dans un mode d’emploi de la redirection écologique pour en témoigner au monde économique et politique.

La session 4 : ce qui a été vécu

Dans la continuité du questionnement des dirigeants sur la soutenabilité forte de leur entreprise (Session 2) et sur les nouvelles façons de mesurer la performance de leur entreprise pour valoriser ce qui compte vraiment (Session 3), la Session 4 leur a permis d’explorer les pistes de redirection du génie humain pour le maintien du vivant.

Ses objectifs étaient les suivants :

  • considérer le fonctionnement systémique du vivant et ses limites,
  • réorienter les modèles d’affaires pour les rendre viables, résilients et intégrés dans les territoires,
  • innover en régénérant le vivant : frugalité, bio inspiration, éco-compatibilité, coopération

Jour 1 – Retrouvailles et dimension sociale de la transition

Retrouvailles et dimension sociale de la transition

De nombreux Participants de la CEC ont répondu positivement à l’invitation du Mouvement Impact France à assister à l’évènement “Les universités de l’économie de demain” et se sont donc retrouvés dès le milieu de journée sur le site de la session : la Friche Belle de Mai à Marseille.

Zoom sur la dimension sociale de la transition

Les Participants de la CEC présents ont pu profiter des différents formats (Conférences plénières, “Master Class”, Salon des solutions) proposés dans le cadre de l’évènement qui a réuni 600 entrepreneurs et dirigeants pour accélérer la dynamique d’engagement de toutes les entreprises et placer l’impact social et écologique au cœur des entreprises.

Des représentants de la CEC ont par ailleurs directement contribué à l’évènement :
Nicolas Ponson
, fondateur et co-DG de Redman, Ambassadeur du mouvement Impact France SUD, ainsi que Vincent Cavailles, Président de Terre d’Oc, deux entreprises participantes de la CEC, sont intervenus dans la conférence plénière “Entrepreneuriat et impact : changeons les règles du jeu économique !”;

Photos par Laura Aronica, Rayons

Anna Le Faouder, bénévole de la CEC, Caroline Van Renterghem, Directrice Impact & Public Affairs de FIFTEEN (ex Smoove) et participante de la CEC, et David Sève, Directeur des engagements et de la Fondation Nature & Découvertes chez Nature & Découvertes et participant de la CEC, ont co-animé la Master Class “Vers un modèle économique régénératif ?”;

Photos par Laura Aronica, Rayons

Les participants CEC ont pu également assister au Grand Débat “Comment se mettre en route collectivement vers l’impact ?”, co-organisé par le MIF et la CEC, rassemblant Corinne Lepage (Cap Ecologie et ancienne Ministre de l’environnement), Eva Sadoun (Lita.co et présidente du Mouvement Impact France), Philippe Korcia (UPE 13/ MEDEF) et Julie Davico-Pahin (Ombrea et French-Tech Aix-Marseille).
Si les intervenants ont partagé l’idée que les entreprises vont devoir tenir compte des enjeux environnementaux et sociaux et des risques associés, les représentations des cibles à atteindre, l’ampleur et le degré d’urgence des transformations à réaliser, ainsi que la répartition des efforts entre entreprises et Etat ont fait l’objet de vifs débats.

Photos par Laura Aronica, Rayons

Françoise Nyssen, Présidente du Directoire des Editions Actes Sud et ancienne Ministre de la Culture, a répondu ensuite à quelques questions sur l’importance de la culture pour la construction des nouveaux récits.

Stéphanie Dubois Dewynter

Jour 2 – “Se reconnecter au vivant pour (se) transformer”

Journée du vendredi 11 mars 2022

Conférence “Inventer des pratiques éco-compatibles pour préserver le tissu vivant”

Le progrès est désormais pensé dans une réconciliation avec le vivant. Il s’agit de nous placer dans une trajectoire éco-compatible, pilotée par les « empreintes » pour prendre soin des communs (contribution).

Nathalie Van Volsom

Dans un premier temps, Bruno David, expert en sciences de l’évolution et de la biodiversité, président du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), a rappelé que les crises de la biodiversité avancent masquées, que l’extinction est évitable si on ne franchit pas les points de bascules (encore difficiles à bien identifier) et qu’il faut pour cela agir sur les facteurs de pression selon cinq modalités :

  1. S’insérer de manière juste dans les territoires
  2. Réduire les usages de ressource et d’énergie
  3. S’inspirer du vivant, des symbioses et des métabolismes
  4. Maintenir les milieux sans les séparer (air, eau, sols, biodiversité)
  5. Intégrer et synchroniser

Ces actions sont à diriger en priorité vers les territoires les plus atteints (les villes, les littoraux, les grandes plaines agricoles) parce que c’est là que les progrès seront les plus visibles, et vers ceux qui sont menacés (la haute mer). La biodiversité est complexe, elle ne se met pas en équation. Il faut donc accepter un certain niveau d’ignorance et d’incertitude, difficile à entendre pour un homme politique et un dirigeant.

Puis Dorothée Browaeys, fondatrice de TEK4life, a présenté “La boussole éco-compatible” et les façons de la mobiliser pour traduire les conséquences d’une prise en compte du vivant dans les activités.

Enfin, Alexis Nollet, co-fondateur d’Ulterïa, a apporté son témoignage sur l’histoire de l’entreprise et son évolution vers une vision intégrée et adaptative de son modèle d’affaires.

La redirection vers l’entreprise régénérative

Christophe Sempels, fondateur de Lumia, a animé une séquence de “Stress test” sur 3 cas d’entreprises participantes à la CEC avec Emmanuel Morisot (Groupe Briand), Bertrand Bailly (Davidson), Olivier Clanchin (Triballat Noyal).
Il a réinsisté sur la nécessité de prendre en compte les dimensions systémiques, sociales et environnementales pour espérer atteindre le stade de l’entreprise régénérative.

Séquence “Rendre le marketing éco-compatible”

Stéphanie Moittié, fondatrice d’Urvad, a présenté le modèle des 6R (Repenser / Respecter / Rémunérer / Raconter / Réduire / Rallier) qu’elle a développé pour permettre de réancrer le marketing dans la durabilité en adoptant le mix marketing de l’adhésion écologique.

Photos par Laura Aronica, Rayons

Table-ronde “Nouveau cap pour la comm !”

Animée par Grégory Pouy, analyste culturel, qui a réuni des représentants de la communication, du marketing, des marques et des ONG :

Photos par Laura Aronica, Rayons

Comment réorienter les marques vers un rôle sociétal contributif à travers leur communication ? Pour y répondre, les intervenants ont évoqués : le rôle sociétal de la pub, le contexte réglementaire, l’impact environnemental des campagnes, la communication produits, la communication d’entreprise / RSE, les nouveaux récits et les nouveaux imaginaires, l’éducation et la sensibilisation à la transition écologique.

Les participants ont pu ensuite, de façon ludique, exercer leur capacité à détecter les différentes formes de “greenwashing” avec un quiz proposé par Pour un réveil écologique.

Pour finir, ils se sont prêtés à une séance de questions/réponses avec l’assistance, notamment autour des relations clients et du changement des normes sociales.

Jour 3 – “Innover avec discernement pour (se) rediriger”

Journée du samedi 12 mars 2022

Conférence “Innovation respectueuse du vivant”

Dans un premier temps, Emmanuel Delannoy, Associé fondateur de Pikaia, a présenté sa vision des pistes de sortie du rêve de la domestication et de la maîtrise du vivant issu de la pensée moderne et qui a fortement dégradé la biodiversité : invention d’une nouvelle relation au vivant, éco-conception pour la bio-compatibilité, éco-compatibilité pour (désa)ménager les écosystèmes, évo-compatibilité de l’innovation afin de préserver la biodiversité pour ce qu’elle pourrait être. Le prérequis dans une société qui a énormément de moyens mais qui a peur de se projeter, c’est d’accepter l’imprédictibilité ; cela permettra de mieux se préparer à l’avenir.

Dans un deuxième temps, les participants ont pu participer à l’une des deux conférences parallèles : “Management de l’innovation : disnovez !” et “Bio-inspiration”.

Conférence “Management de l’innovation : disnovez !”

Selon Arnaud Groff, “l’incubateur de transformation et l’unité d’intervention idéaux, c’est l’entreprise.” Il a décrit les ressources de “disnovation” que sont le capital humain et les dynamiques de l’intelligence collective. Ces ressources permettent de garantir la sécurité (sans laquelle la transformation est freinée par la peur de perdre), la construction du but commun (sans lequel l’intelligence collective ne peut pas être mise en action) et l’organisation (le management augmenté).

Conférence “Bio-inspiration”

Tarik Chekchak, Directeur du Pôle Biomimétisme de l’Institut des Futurs souhaitables, a décrit les ressources d’innovation que constituent les phénomènes vivants dès lors qu’on les observe et qu’on s’en inspire soit en termes de formes, soit en termes de fonctions et de processus, soit en termes d’éco-systémie.

Astrid Pelletier, DG Elan, et Jérémie Blache, DG Pili, ont témoigné de leur expérience de bio-inspiration au service de l’innovation respectueuse du vivant dans leurs secteurs respectifs de l’immobilier et de l’industrie des colorants et pigments.

Nathalie Van Volsom

Les 3 intervenants ont ensuite pris le temps de répondre à quelques questions de l’auditoire; les principaux messages partagés : la qualité d’une solution biomimétique est plus visible si le cahier des charges embrasse une vision ambitieuse et socio-écologique ; la comparaison des coûts d’une solution biomimétique par rapport à d’autres solutions nécessite de s’assurer qu’on compare bien les mêmes choses et qu’on compte ce qui compte vraiment; les espoirs de voir advenir une vraie bascule vers une innovation respectueuse du vivant reposent avant tout sur l’envie et sur l’appétit d’un nombre croissant de collectifs déterminés.

Clôture de la session – En route vers la session 5

Les participants repartent avec de nouvelles pistes de réflexion et des outils concrets pour concevoir leur redirection écologique, ainsi que de nouvelles opportunités de coopération pour avancer sur leur feuille de route et mettre en œuvre leurs projets de cordée. Avec aussi une énergie renouvelée et la ferme volonté de se retrouver en intersession et en Session 5, dans les formats maximisant l’inspiration, la créativité, l’intelligence collective et la co-construction.

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Autres sessions

Session 6 : Prendre son envol

La Session 6, dernière étape du parcours initial, a permis aux participants de consolider leurs contributions, fruits de leur exploration de multiples champs au fil des sessions précédentes, de s’approprier les propositions collectives, de célébrer le chemin parcouru individuellement et collectivement, ainsi que de se projeter vers l’Après.

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Session 5 : Embarquer l’équipage

Face à la complexité et au caractère systémique de la redirection vers l’entreprise régénérative, la Session 5 a fait une place toujours plus large au développement des échanges et de la coopération entre participants, mais a également permis aux participants de se saisir de nouveaux leviers de transformation pour avancer sur le chemin de la construction de leurs feuilles de route et de la mise en œuvre de leurs projets de cordées.

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Session 3 : Nouvelle boussole

La première journée a été consacrée à la transformation des normes et outils de mesure de la performance au travers d’un cycle de conférences et d’un “serious game” préparé par Audencia. L’objectif : comprendre la comptabilité comme levier de transformation sociétale de l’entreprise. Le lendemain, il s’est agi d’explorer le potentiel d’accompagnement de transformations en profondeur par les acteurs financiers – publics, privés, actionnaires, banques.

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Session 2 : Nouveau cap

La première journée a été consacrée aux renversements et réinventions de modèles économiques : raison d’être, contexte sociétal, principes de soutenabilité forte, trajectoire de mise en oeuvre. La deuxième journée a fait la part belle à l’intelligence collective : présentation de la démarche de co-construction politique de la CEC et travail en atelier de Besoins Humains pour se projeter dans un futur désirable.

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Film CEC Chapitre 1

Découvrez ce qui a été vécu par les participants lors des deux premières sessions ainsi que des extraits des conférences auxquelles ils ont assisté.

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CAP : le magazine de la CEC

CAP signifie « Créer d’Autres Perspectives ».  CAP est accessible à tous, pour interpeler, intéresser et inviter tous les collaborateurs de toutes les entreprises à la redirection écologique de l’économie.

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