Aller au contenu
Synthèses des sessions

Session 3 : Nouvelle boussole

La première journée a été consacrée à la transformation des normes et outils de mesure de la performance au travers d’un cycle de conférences et d’un “serious game” préparé par Audencia. L’objectif : comprendre la comptabilité comme levier de transformation sociétale de l’entreprise. Le lendemain, il s’est agi d’explorer le potentiel d’accompagnement de transformations en profondeur par les acteurs financiers - publics, privés, actionnaires, banques.

La CEC en route vers la performance globale avec le cœur

Après la session 1 de septembre, consacrée au partage du constat sur le dépassement des limites planétaires et à la mobilisation pour contribuer à la construction d’un autre monde, la session 2 d’octobre avait permis de lancer l’exploration individuelle et collective des façons concrètes de revenir dans le « donut » d’une économie respectueuse du système Terre comme des besoins humains (raison d’être repensée, nouveau modèle économique régénératif et systémique, feuilles de route, actions court-terme de redirection, projets pour un futur désirable, co-construction politique).

Suite aux évènements organisés en inter-session (visios Camps de base, ateliers de co-développement, webinar “Retours d’expérience Raison d’être”) et aux actions de démultiplication et/ou d’essaimage menées par les participants en interne de leur entreprise et/ou avec leur écosystème, la session 3 a permis aux participants d’avancer ensemble et d’enrichir encore la panoplie des inspirations, méthodes et outils à leur disposition pour atteindre les objectifs du parcours de la CEC :

  • renforcer sa transition intérieure vers un autre modèle de société,
  • repenser son business model, avec les autres, dans une perspective territoriale, et écrire une feuille de route,
  • capitaliser ces transformations dans un mode d’emploi de la redirection écologique pour en témoigner au monde économique et politique.

La session 3 : ce qui a été vécu

Face à la complexité et au caractère systémique de la redirection écologique, la session 3 a fait une large place au développement des échanges et de la coopération entre participants, mais a également permis aux participants de se saisir de nouveaux leviers de transformation pour avancer sur le chemin de la construction des feuilles de route.

Dans la continuité du questionnement des dirigeants sur le modèle économique et la raison d’être pour une soutenabilité forte de leur entreprise, la session 3 leur a permis d’explorer les nouvelles façons de mesurer la performance de leur entreprise, pour valoriser ce qui compte vraiment.

Ses objectifs étaient les suivants :

  • identifier comment une comptabilité augmentée peut être un levier pour la transformation écologique et sociale de l’entreprise,
  • comprendre comment les acteurs financiers – publics, privés, actionnaires, banques – accompagnent les entreprises engagées dans une transformation environnementale en profondeur,
  • approfondir les échanges entre dirigeants d’une part, les politiques et l’administration, d’autre part.

 

Les participants repartent de cette troisième session avec :

  • une conscience approfondie de la nécessité d’intégrer une vision plus globale de la performance de l’entreprise et une énergie renouvelée pour imaginer un nouveau cap à la hauteur des enjeux,
  • une vision plus claire du chemin parcouru et des étapes restant à parcourir pour construire la feuille de route de redirection de leur entreprise,
  • une confiance renforcée dans la capacité du collectif constitué à s’offrir des opportunités de coopération et d’entraide pour accélérer la redirection écologique de leur organisation et, plus largement, de leur écosystème.

Jour 1 – Retrouvailles

Après-midi et soirée du jeudi 2 décembre 2021

Ouverture en plénière

Yannick Servant a ouvert la session 3 avec la projection du clip vidéo des témoignages de participants recueillis lors de la session 2 à Lille.

Christophe Germain, DG d’Audencia Business School, hôte de la session, a adressé un mot de bienvenue aux participants et expliqué les raisons de son soutien à la CEC. Yannick Servant a partagé quelques retours sur la session 2 et notamment les enseignements des réponses au questionnaire post-session. Pierre Boscq a présenté l’intention et le programme de la session.

Yannick Servant a ensuite animé un échange entre Laurence Maillart-Méhaignerie, députée d’Ille-et-Vilaine, Présidente de la Commission Permanente Développement Durable & Aménagement du Territoire, Alexandre Florentin, conseiller de Paris titulaire de la commission environnement.

Stimulés par les interpellations du public, ils ont insisté l’un comme l’autre sur la nécessité de partager et diffuser les constats en profondeur, de contribuer au débat sur le degré de radicalité des solutions et la vitesse de leur mise en œuvre, et de prendre en compte les règles du jeu démocratique pour co-construire les solutions les meilleures, ouvrant la possibilité de travaux communs avec la CEC.

Puis Eric Duverger et Pierre Boscq ont partagé un point d’étape financier et organisationnel sur la CEC.

Enfin, a été projeté, en avant-première, le film de ce qui a été vécu par les participants en session 1 et 2 : CEC – Chapitre 1 : “Un cap à chosir”.

Jour 2 – “Se saisir de nouveaux leviers de transformation”

Journée du vendredi 3 décembre 2021

Conférence “Pourquoi s’intéresser à la compta ?”

Trois représentants de la Chaire “Performance Globale Multi-capitaux” d’Audencia, Nicolas Antheaume (professeur de gestion à l’IAE de Nantes), Emmanuelle Cordano (experte des normes de reporting financier et extra-financier) et Hélène Le Teno (membre du Comité scientifique; Directrice des Opérations de Jean-Noël Thorel Foundation) ont présenté comment une comptabilité augmentée peut être un levier pour la transformation écologique et sociale de l’entreprise.

Même si les normes et outils actuels de la comptabilité ont permis l’élargissement du périmètre des risques pris en compte par l’entreprise, ils restent conçus dans une logique de mesure de la valeur pour l’actionnaire : ils n’ont ainsi pas permis aux contrôleurs de gestions d’aller au-delà de la mesure de l’amélioration de la productivité écologique et notamment jusqu’à la mesure de l’impact environnemental et social, à travers la mise en œuvre de la triple comptabilité. Quels que soient les outils, ils ne sont pas suffisants ; il est nécessaire d’embarquer les organes de gouvernance de l’entreprise et d’intégrer la notion de double matérialité. Au-delà d’un langage commun, intégrant l’écologie et le social, à tous les acteurs de l’entreprise, notamment du board à la direction financière, la transformation écologique passe par l’élargissement du rayon d’empathie des dirigeants et boards.

Conférence “Panorama des outils et de la réglementation”

En continuité avec les conférences du matin, Emmanuelle Cordano, experte des normes de reporting financier et extra-financier, a donné de la visibilité sur la réglementation actuelle et ses évolutions attendues.

Geneviève Férone-Creuzet, fondatrice et associée du cabinet de recherche et de conseil en stratégie Prophil, et Souâd Taïbi, professeur associée à la chaire Performance Globale Multi-capitaux, ont présenté une synthèse de l’étude “Entreprise et Post-croissance” et trois cas d’entreprises ayant expérimenté des modèles de mesure d’impact et de reporting de la perfomance globale, comme outils de transformation de l’entreprise.

Les participants ont posé de nombreuses questions démontrant leurs préoccupations profondes sur ces sujets et leur recherche concrète de référentiels opérationnels.

À lire sur le blog

Echanges avec Barbara Pompili, Ministre de la Transition Ecologique

La Ministre a commencé par une allocution dans laquelle elle a annoncé le lancement de plusieurs actions : le portail mission transition écologique pour améliorer la lisibilité des objectifs d’accompagnement des entreprises, l’outil Décarbonaction pour accompagner les entreprises dès le lancement de leur transition (400 entreprises d’ici 2023), feuilles de route de décarbonation avec le Ministère de l’économie et des finances et de la relance.

À lire sur le blog

B. Pompili a ensuite répondu aux questions de cinq participants :

Qu’est-ce qui vous empêche d’aller plus vite ? Comment pouvons-nous vous aider ? Y aura-t-il un quoi qu’il en coûte climatique ? Quel bonus financier/extra-financier pour les entreprises vertueuses ? Quelles sont vos plus grandes frustrations en tant que ministre ? Comment le monde politique peut être efficace et efficient dans la mise en oeuvre d’actions concrètes ?

Atelier en Camps de base

Les participants ont eu une nouvelle opportunité, d’une part, de nourrir leur réflexion sur les enjeux et les partenaires potentiels de leur redirection écologique, d’autre part, d’expérimenter encore la puissance de la coopération et de l’intelligence collective; tout ceci, dans un mode original : en jouant à “Sustain’ Pursuit©”, un jeu développé par la Chaire “Performance Globale Multi-capitaux” d’Audencia.

Stéphanie Dubois Dewynter

Jour 3 – “Financer et amorcer sa redirection écologique”

Jour 3 – “Financer et amorcer sa redirection écologique”

Conférence “Changer l’économie / Sortir de l’âge de la spéculation”

Pierre-Yves Gomez, professeur à l’EM Lyon, a fait le parallèle entre le délai d’acceptation de la révolution copernicienne et celui que prendra le changement du système économique que la transition écologique est en train de provoquer. Il a proposé 5 actions clés à mener pour passer au nouveau paradigme et a partagé trois vertus nécessaires à leur réalisation : lucidité, courage, patience.

Table ronde “Financement de la redirection écologique”

Une table ronde, animée par Carine Girard-Guerraud (Professeur en finance et gouvernance d’entreprise, Audencia), a réuni Emmanuel Chombart (Responsable suivi des participations Ouest, Bpifrance Investissement), Amélie Poncin (Chargée de coordination Plan Climat – Réseau Ouest Bpifrance), Eric Campos (Directeur RSE, Crédit Agricole SA), Christophe Descos (Membre du Directoire, Caisse d’Epargne Normandie), Orianna Compte (Impact Investment senior analyst, Quadia Impact Finance), Magali Courtial – Van Ossel (Côteaux Nantais).

Elle a permis de partager un panorama des facteurs qui conduisent le secteur financier à se transformer, des exemples de produits de financement et des services d’accompagnement, des retours d’expériences.

Les intervenants ont été interpelés par les participants sur la vitesse de transformation des acteurs, l’adéquation de l’offre de produit et de service face à l’amplitude et l’urgence des enjeux ainsi que sur la fiabilité des critères de sélection des projets financés.

Echanges en Camps de base

Après une courte présentation, par Anna Le Faouder et Caroline Maerte, des ingrédients et des principes de construction d’une feuille de route de redirection écologique, les participants, accompagnés par leurs CoFas, ont pu prendre le temps, en camps de base et en alternant réflexion individuelle et échanges avec leurs pairs, d’imaginer leur nouveau cap grâce notamment à des exercices de visualisation.

Toutes les entreprises participantes sont engagées sur le chemin : certaines sont au stade de l’esquisse du nouveau cap, d’autres en ont déjà une vision approfondie; d’autres encore ont déjà formulé des premiers éléments de feuille de route et identifié des éléments à creuser. Toutes expriment l’envie de poursuivre la construction et de s’appuyer sur l’intelligence collective.

Clôture de la session – En route vers la session 4

Anna Le Faouder a présenté une synthèse des réponses reçues au questionnaire SDG Action Manager de mesure d’impact et des niveaux d’ambition à considérer pour se projeter vers son nouveau cap.

Eric Duverger a réaffirmé la volonté des équipes CEC de trouver le juste compromis entre respect du calendrier pour répondre à l’urgence des enjeux et aménagement d’espaces de respiration pour permettre d’imaginer des réponses à la hauteur de ces enjeux.

Yannick Servant a lancé un appel aux participants afin qu’ils partagent leurs suggestions pour transformer les “idées d’un groupe” en “propositions d’un collectif” à introduire dans le processus de co-construction politique.

Les participants ont chaleureusement applaudi les bénévoles de la CEC et notamment les équipes Logistique qui ont fait preuve d’une capacité d’adaptation remarquable aux évolutions des contraintes sanitaires.

Ils repartent avec de nouvelles pistes de réflexion et des outils additionnels pour concevoir leur redirection écologique, ainsi que de nouvelles opportunités de coopération pour avancer sur leur feuille de route et des projets concrets. Avec aussi une énergie renouvelée et la ferme volonté de se retrouver en intersession et en session 4, dans les formats maximisant l’inspiration, la créativité, l’intelligence collective et la co-construction, tout en respectant les contraintes sanitaires.

Partagez

Autres sessions

Session 6 : Prendre son envol

La Session 6, dernière étape du parcours initial, a permis aux participants de consolider leurs contributions, fruits de leur exploration de multiples champs au fil des sessions précédentes, de s’approprier les propositions collectives, de célébrer le chemin parcouru individuellement et collectivement, ainsi que de se projeter vers l’Après.

Découvrir »

Session 5 : Embarquer l’équipage

Face à la complexité et au caractère systémique de la redirection vers l’entreprise régénérative, la Session 5 a fait une place toujours plus large au développement des échanges et de la coopération entre participants, mais a également permis aux participants de se saisir de nouveaux leviers de transformation pour avancer sur le chemin de la construction de leurs feuilles de route et de la mise en œuvre de leurs projets de cordées.

Découvrir »

Session 4 : Génie humain

Face à la complexité et au caractère systémique de la redirection écologique, la Session 4 a fait une large place au développement des échanges et de la coopération entre participants, mais a également permis aux participants de se saisir de nouveaux leviers de transformation pour avancer sur le chemin de la construction de leurs feuilles de route.

Découvrir »

Session 2 : Nouveau cap

La première journée a été consacrée aux renversements et réinventions de modèles économiques : raison d’être, contexte sociétal, principes de soutenabilité forte, trajectoire de mise en oeuvre. La deuxième journée a fait la part belle à l’intelligence collective : présentation de la démarche de co-construction politique de la CEC et travail en atelier de Besoins Humains pour se projeter dans un futur désirable.

Découvrir »

Session 1 : Constat et monde d’après

La première soirée puis la première journée ont été consacrées à la difficile prise de conscience du constat de l’impasse de notre modèle de développement et des risques associés. La deuxième et dernière journée a permis d’acter la nécessité de se réinventer et de remonter ensemble vers un même désir de construire une nouvelle économie.

Découvrir »
Autres ressources

Film CEC Chapitre 1

Découvrez ce qui a été vécu par les participants lors des deux premières sessions ainsi que des extraits des conférences auxquelles ils ont assisté.

Découvrir »

CAP : le magazine de la CEC

CAP signifie « Créer d’Autres Perspectives ».  CAP est accessible à tous, pour interpeler, intéresser et inviter tous les collaborateurs de toutes les entreprises à la redirection écologique de l’économie.

Découvrir »

Nous suivre